Sång de Johana Gustawsso

Nous sommes nombreux à l’avoir attendu, et il est enfin là. Autant vous prévenir tout de suite, je ne vais pas être super objectif. J’ai aimé ce livre avant d’en lire la première page. Je sais, je ne suis pas professionnel pour un kopeck. Les deux premiers étaient si bons, il ne pouvait en être autrement avec celui-ci. Mes prémonitions étaient bonnes, mon Dieu, quel plaisir j’ai pu avoir en lisant ce roman.

Vous assistez à la montée en puissance d’une auteure qui va voir sa notoriété grimper en flèche. Et là sur le coup c’est dit en toute objectivité (Je vois au fond de la salle des personnes qui en doutent, je prends les noms et on en reparle dans 5 ans).

Comme pour « Block 46 », nous avons ici deux histoires, sur deux périodes, qui n’ont en apparence aucun lien.

En Espagne sous Franco, nombreuses sont les femmes qui se sont retrouvées veuves après l’exécution des hommes qui s’opposaient au régime du dictateur. Leur sort n’était pas plus enviable, et de nombreux enfants se sont retrouvés orphelins. Ils ont grandi maltraités, dans des orphelinats qui n’étaient ni plus ni moins, des prisons pour enfants. Cette période est parfaitement décrite, la violence et la noirceur sont omniprésentes.

De nos jours en Suède, une famille en apparence sans histoire, est retrouvée massacrée. C’est l’occasion de retrouver Emily Roy et Alexis Castells qui sont de retour pour mener l’enquête. Je ne vais pas dévoiler un secret en vous disant que les deux histoires vont finir par se croiser pour apporter des réponses au mystère de ces meurtres.

L’enquête est rythmée par des chapitres courts qui donnent la cadence. Les pages s’enchainent et en peu de temps vous avez englouti la première moitié du livre. Comme un paquet de friandises qu’on avait hâte d’ouvrir, qui se vide trop vite. Le pire, est que vous savez que le prochain opus ne sera pas pour tout de suite.

Johana…c’est quand le prochain d’ailleurs?

Et si je donnais quelques nouvelles?

Les nouvelles sont bonnes mes amis du papier imprimé, alors pourquoi vous n’en lisez pas plus que ça ? Du mondialement connu Stephen King, qui est un maître dans l’exercice, au presque aussi célèbre Nick Gardel, en passant par Franck Thilliez ou Karine Giebel, presque tous vos auteurs préférés se livrent occasionnellement à cet exercice. Certes c’est une manière différente d’aborder l’écriture, mais les plus créatifs arrivent à concocter des merveilles. Et croyez-moi, en tant que lecteur vous n’allez pas être lésé dans votre lecture. Elles sont courtes, mais distillent autant de plaisir que des longues.

Qu’elles soient récentes ou plus anciennes, je vais essayer de vous donner envie de découvrir celles que j’ai aimées. « Marc vous donne des nouvelles » épisode 1 c’est parti

Nouvelle 1 : « Double vie » de Gaëlle Perrin Guillet.

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Cette histoire va paraître le 12 octobre 2019, dans un recueil de nouvelles aux éditions Caïman. L’association Dora-Suarez qui a été créée pour promouvoir le polar et le roman noir, regroupe ici 8 auteurs qui écrivent une histoire courte sur le thème « le diable vous emporte ». Merci à Gaëlle de m’avoir permis de lire en exclusivité sa nouvelle. C’est l’histoire d’une femme, et dès les premières lignes on sent sa détresse profonde. Tout est parfaitement amené, jusqu’à la chute brutale et d’une rare violence. Pour les lecteurs perspicaces qui contrairement à moi ont compris rapidement de quoi parle l’histoire, il y a une deuxième mini chute, et celle-ci est totalement invisible. L’auteure s’est inspiré de quelque chose de très personnel, et qui la touche donc de près. Ceux qui connaissent Gaëlle, et le lien qui la relie à ce récit vont probablement ressentir des émotions encore plus fortes. Je ne peux pas en dire plus sans prendre le risque de spoiler l’intrigue, alors vous savez ce qu’il vous reste à faire le 12 octobre…

Nouvelle 2 : « Quelques petites taches de sang » de Jacques Saussey.

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Jacques Saussey est un auteur que j’apprécie énormément. Je l’ai découvert autour de ses romans qui sont tous excellents. Son recueil de nouvelles, paru sous le titre « [ANICROCHES] » contient 20 histoires. La première du livre, est un énorme coup de cœur. 11 pages qui resteront longtemps dans mon esprit. Après avoir lu la dernière ligne, je suis resté littéralement scotché à mon canapé pendant plusieurs minutes. Je ne vais rien vous dévoiler sur son contenu, venez découvrir cette histoire sans savoir de quoi ça parle, la saveur n’en sera que meilleur.

Nouvelle 3 : « L’horloge parlante » de Igor et Grichka Bogdanov

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Les jumeaux les plus médiatisés du PAF ne sont pas forcément connus pour leurs nouvelles. « La machine fantôme » est le titre de leur livre paru aux éditions « j’ai lu » en 1985. Il contient 7 nouvelles. J’ai 12 ans quand j’achète ce livre. Il est ma première expérience dans le monde des nouvelles. Depuis ce jour, je commence toujours ce type de livre par la plus courte des histoires. 34 ans plus tard c’est toujours pareil, je ne sais pas faire autrement. Avec « l’horloge parlante », le génie des frères Bogdanov, nous livrent en huit petites pages une réflexion sur les progrès scientifiques, et ses travers. Jusqu’où pouvons-nous aller sans nous mettre en danger. Un simple grain de sable fait basculer un moment de triomphe en chaos absolu. Les autres nouvelles de ce livre sont plus axées science-fiction, mais sont vraiment plaisantes pour ceux qui apprécient ce domaine.

Nouvelle 4 : « Celui qui garde le ver » de Stephen King

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Quand le maître touche au domaine des récits courts, son talent est exacerbé par cet exercice. « Danse macabre » est son premier recueil et il fait très fort avec pas moins de 20 histoires, et presque autant de pépites. « Celui qui garde le ver » m’a laissé perplexe lors de la première lecture. J’ai tout bonnement cru lire du H.P Lovecraft. Un récit où le personnage principal est entre la folie et les ténèbres, difficile de savoir de quel coté il penche le plus. Il était clair pour moi que c’était un hommage flagrant au monde torturé de cet auteur américain de 19e siècle. J’ai eu besoin de relire cette histoire, car au premier « passage » j’ai senti d’autres références que je n’ai pas réussi à identifier immédiatement. La seconde lecture m’a ouvert les yeux. L’histoire s’inspire par moment, clairement d’Edgar Allan Poe. Comment ai-je pu passer à côté la première fois. Poe étant un auteur que j’adore. (Il est à l’honneur dans cette rubrique d’ailleurs un peu plus loin)

Il semblerait que Bram Stocker est lui aussi mis à l’honneur, mais là je dois bien avouer que j’aurais été incapable de le percevoir si on ne me l’avait pas dit bien des années après ma lecture.

Nouvelle 5 : « Echos » de Maud Mayeras

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« Ecouter le noir », 11 nouvelles sur le thème de l’audition. Un livre génial qu’on dévore, ou qu’on picore, mais qu’on adore. Je choisi de vous parler de la 8eme nouvelle, écrite par Maud Mayeras. Son écriture me fascine, sa noirceur me terrorise, et avec ce subtil mélange impossible de ressortir intact de ses histoires. Ces mêmes ingrédients font que je me suis pris une claque avec « échos ». Le noir est une couleur bien claire à coté de ce que vous allez lire dans cette nouvelle.

Nouvelle 6 : « Double meurtre dans la rue morgue » de Edgar Allan Poe

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Auguste Dupin est le détective inventé par Poe. Ici dans sa première enquête, il vient en aide à la police qui patauge dans une enquête de double meurtre. Il faut bien reconnaître que les circonstances du drame ont tout pour embrouiller les enquêteurs. Dupin est une sorte de Sherlock Holmes, avec un esprit d’analyse et de déduction redoutable. D’ailleurs l’introduction de la nouvelle est une réflexion sur l’analyse de l’esprit humain. On y découvre aussi les aptitudes de Dupin dans ce domaine. Cette histoire est la première des 13 nouvelles de « Histoires extraordinaires ».

Nouvelle 7 : « Le sourire acquisiteur » de Issac Asimov

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L’auteur qui est essentiellement connu pour ses romans de science-fiction a créé une série de nouvelles policières particulièrement savoureuses. Un groupe de 6 amis surnommés « Les veufs noirs » se réunit une fois par mois dans un restaurant. A chaque rencontre l’un d’eux est accompagné d’un invité. L’invité sollicite l’aide des veufs noirs pour résoudre une énigme. Après avoir exposé en détails les tenants et aboutissants de cette fameuse énigme, les 6 amis tentent de trouver une solution à proposer à leur hôte, mais à chaque fois leur sagacité leur fait défaut. Quand tout espoir de trouver une solution semble perdu, Henry qui est le serveur attitré de toutes les soirées du club, apporte la clé de l’énigme par son excellente capacité de déduction.

« Le sourire acquisiteur » est la première de 60 nouvelles. C’est une des rares où j’ai trouvé la solution.

A bientôt pour de nouvelles nouvelles….

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